Peux-tu te présenter en quelques lignes ?
Salut les liseurs (c’est Kate Winslet donc grammaticalement correct), je m’appelle Jean-Kévin, je suis catholique ascendant Beverly Hills et j’aime ton flow, j’aime ta voix, j’aime ton style. Je suis venu sans ma maman mais je vais chanter quand même. Dieu m’a donné la foi, Benjamin Castaldi m’a donné la Voix, et www.ra7or.com m’a donné le ton et m’a appris à me méfier du chant des sirènes, ces créatures à tête de femme et corps de thon.

Comment as-tu découvert SingStar ?
J’ai découvert SingStar en cours, un jour, complètement par hasard ( le hasard c’est que je me sois rendu en cours). L’ESC Grenoble forme les managers de demain en alliant la maîtrise des nouvelles technologies à une bonne dose de pratiques dites « interculturelles ». Souhaitant développer un business de poils artificiels pour le Japon (ils sont très demandeurs, veulent ressembler à Thierry, Tiger et Roger), j’ai demandé des conseils sur les us locaux. C’est là qu’on m’a parlé de la coutume du karaoké, si présente pour signer des contrats. Un bon saké, et tu peux chanter all night long. Singueu Stareu comme on l’appelle au pays du soleil levant a changé ma vie.
Quel est l’artiste que tu aimerais voir sur SingStar ?
Cela fait très longtemps que je n’y ai pas joué à vrai dire. Etant complètement imperméable à tout ce qui braille en français, je rechercherais probablement des chansons de Justin Timberlake. Un ptit gars du Tennessee comme on n’en fait plus. Ou Goldfrapp, parce que quand je chante, j’ai une voix de fille. Ouais, bizarre. C’est ma sensibilité qui ressort.
A quel point fais-tu ça sérieusement ? Peut-on manger des bretzels en même temps par exemple ou est-ce que ça te gêne niveau concentration ?
A partir du moment où on me lance un défi, je ne joue plus. Je suis là pour compéter, pour performer, pour te défoncer. Mes merveilleux colocs, grands fans de ce type de loisirs le savaient et n’osaient que très rarement me défier. S’ils le faisaient, c’était armés d’un paquet de bretzels pour me déstabiliser, effectivement. Ça peut vous couper le souffle ( »Take my breath away » Berlin, Top Gun OST) à la George Bush ou vous faire prononcer les paroles de Beat it n’importe comment. Le bretzel a cet inconvénient de coller aux dents comme le fudge.
Une anecdote ?
Probablement très peu d’anecdotes surgiront dans ce récit. La première chose à savoir c’est qu’on n’aime pas les sectes. Quand elles frappent à la porte, ça nous ennuie profondément, surtout si on était en train de faire des bébés à ce moment-là. Dans ce grand appartement, fêter Nouvel-An jusqu’à six heures du mat’ n’était pas quelque chose d’inenvisageable. Pour nous. Mais les voisins ne goûtaient que très modérément aux hurlements associés à SingStar. Un voisin ulcéré qui sonne à six heures parce que sa femme n’a pas fermé l’oeil de la nuit, un JK en caleçon qui l’accueille en lui expliquant « qu’on n’aime pas les sectes », non, vraiment SingStar ne m’a laissé que de très bons souvenirs.
par Janie Jones